Tourner en rond

La fin est une conscience du monde.
Un bienfait lucide qui ouvre un espace
inconnu que ne visite aucune sonde,
Même si ça sonne comme une bouteille qui casse.

Mais l’enfer ne trouve pas de fin.
Tout devient l’enfer quand il n’y pas de fin,
Même le paradis numérique des automates.
L’enfer de la répétition des boucles.

Dans la lumière blafarde des écrans
On observe la dépossession de nos vies,
Au profit d’une saisie statistique,
De la moindre aspérité de la vie.

Ils suceront chaque goutte de notre sang,
Et inventeront chacun de nos soucis,
Sans même un sourire sarcastique,
Il se seront emparés de nos vies.

Coincé dans les six mètres carrés déserts
D’un bureau de béton et de néons bourdonnants,
Question d’asservi volontaire,
Qui a perdu son sens critique avec les ans.

/

The Beatles : Dear Prudence : « Chère Prudence, ne veux-tu pas sortir pour jouer ? »


Commentaires

Laisser un commentaire