Je suis vieux, je le sens –
La surface est moins lisse, l’intérieur mollissant,
C’est plein d’os, de nerfs vifs, de vilaines sensations.
C’est raidi, ça s’étire, ça s’éloigne du plafond.
Il faut secouer tout ça mais pas trop fort.
Une dizaine de cafés comme contreforts,
Une hygiène de vie à base de houblons,
De nombreuses variétés d’espèces de houblons.
Un ventre à bière mesdames,
Un aveu de faiblesses quelque peu bas de gamme,
Une déformation, des rondeurs flasques,
Une sorte de pot aux feux étouffé dans la vasque.
Tout cela n’est pas brillant, ni le nombre de dents,
L’automne rejoint l’hiver dans une grande glissade.
Mais nous avons encore du temps.
L’espace est bien ouvert pour quelques escapades.
Médisons sur les jeunes,
qu’ils en prennent pour leur grade.
On les aime mais quand même,
On n’est pas camarades.
Non j’abuse, ce sont de futurs vieux gnous,
Voilà en quoi consiste leur qualité première.
Qu’ils profitent de leurs muscles et de leur sang très clair,
Ils feront s’ls se tiennent de plus beaux vieux que nous.
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