L’espace de la pièce était cubique –
Un siège regardait l’autre de chaque côté du bureau –
Il n’y avait plus personne dans la pièce –
Le chauffage d’appoint réglé sur zéro –
En temps et en heure, le travail fut rendu.
Le nombre de jours ouvrés fut respecté.
Il y a bien une feuille que l’on a perdu,
Elle a glissé dans le vent éthéré,
S’est effacée du monde des yeux immobiles,
On a bien couru après elle mais à quoi bon,
Elle aussi s’est dématérialisée en un battement de cils.
L’absence s’est installée à la vitesse du son.
Le lieu s’était ouvert à une nature encore en attente
Une absence d’humains que remplaceront d’autres animaux.
Un long vide allait leur donner du courage,
Pour occuper l’espace une nichée d’oiseaux.
Un pissenlit poussait entre deux dalles de bétons
De douleurs dans le dos, de plus mauvaise vue,
Les yeux brûlés par les rayons lumineux crus
alternatifs descendant des vieux néons,
Elle rentrait chez elle en esprit –
Avant même de partir à midi
Avec en tête une poésie d’ascenseur,
Tout s’effondrait sauf la force dans son cœur.
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