Respire la beauté des couleurs,
Tes sens te donnent la clé dehors
Le nez au vent aux premières heures.
Ne te précipite pas, respire.
Avant de partir au boulot,
Tu as encore une demi-heure.
Immobile, sur le sol humide,
Apprécie les reflets de l’eau.
Et surtout il y a les arbres,
Laisse l’oxygène entrer en toi,
À toutes leurs vies je voue un sacre,
Dans les forêts, je me sens moi.
Si Le vent me nettoie de la
civilisation des machines,
Je reste un étranger dans ce ciel
Extérieur à ce qui est là.
Trop éloigné depuis longtemps,
Je ne connais que les odeurs
Des rues, cadrant un autre temps
Ciment et la somme des erreurs.
Épuisé, je retourne à la ville
Ses angles droits, ses horizons cachés,
Sans avoir saisi la chance de
Me perdre dans un chemin caché.
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Comme Anna de Noailles semble plus proche de cette nature avec laquelle elle vit au diapason dans ce magnifique poème limpide.


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