Je ne veux plus automatiser ma vie,
Faire les choses comme si je ne participais pas à l’action,
Attendre, encore attendre qu’il se passe quelque chose de bon,
Ne pas apprécier le monde à cause de la peur qui crie
Toujours au fond de moi, lâcheté ancrée, poids de survie
Estomac gonflé occupé tout le temps à digérer sa servitude,
Sa peur de la liberté, du vide, de l’inconnu, de,
… ma vie
Alors un jour plus pénible que les autres, je sors de ma maison,
Et là sous le soleil, soudain je fonds,
D’abord toute la graisse, puis les organes, puis les os,
En quelques minutes, il ne reste que le front,
Attendu trop longtemps pour toucher le cosmos.
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