Jean Cocteau voulait être aimé, il avait terriblement peur de ne pas être aimé. Toute sa vie il a cherché des pairs, en remplacement de son père mort lorsqu’il était enfant. Il a depuis qu’il avait dix ans subi ce vide et su s’entourer des meilleurs artistes qui l’inspirait le stimulait, le propulsait dans la nouveauté et le modernisme.
Il a eu plusieurs époques, comme Picasso. Il n’a jamais subi d’obsolescence, c’est l’orateur le plus brillant que je connaisse, fluide, l’air de rien, limpide et pertinent. Sa prose est rafraichissante, ses interventions médiatiques éblouissantes, mais il ne faut pas s’y fier, on a bien affaire à un poète libre et révolté, un artiste courageux jusqu’au bout des ongles.

François Truffaut donne de l’argent pour que Cocteau réalise Le testament d’Orphée qui a une photographie magnifique, elle aussi claire et nette, ensoleillée, en contradiction avec le flou artistique à la mode à ce moment là.
Dans cette vidéo, Jean-Luc Godard évoque l’influence de Cocteau sur la nouvelle Vague et décrit son processus de création en le comparant au patinage :
« Il faisait des figures libres dans les figures imposées. »
Il a en effet toute sa vie attaqué des classiques et s’est tout réapproprié avec génie et liberté.
« Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité. »
Cet article, je vais régulièrement le compléter car je m’imprègne de l’œuvre de Cocteau pour goûter son rythme, ses couleurs.
Je vous envoie ce timbre pour attendre la suite. Vous pouvez le lécher autant que vous voulez.



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