Il y a peu de mots
Il n’y en pas assez pour désigner toutes les feuilles d’un arbre dans leurs singularités
Comment déterminer ce qui adviendra ?
Il y a une infinité de chemins, toujours
Pour décoller du plancher
Tout est possible les nuits n’effaceront pas les jours
Un pied devant l’autre
Trébucher, déjà je suis loin
Les murs reculent, je décris des cercles
Et les étoiles bleues bombardent l’obscurité
Juste ce qu’il faut de lumière pour s’élever
Les arbres se redressent et interrogent le ciel
Il y a du monde là haut
Et demain sera là avec le monde entier
Et la violence de la mort
Me donnera des frissons
Les portes certaines s’ouvriront, sur un autre monde clos, mais de plus en plus vaste,
Les horizons seront nouveaux comme des enfants
Et mes pleurs nourriront l’air frais.
Tout chantera dans une affirmation indéchiffrable et inarrêtable
Il arrivera des événements singuliers dans un flux unique
ce sera donc la vie,
Tous les sens s’ouvriront sur une route à plusieurs voies
Je serai là à ce qui adviendra.
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